Internet au Maroc : un statut de privilégié dans la région

Le Maroc est le pays d’Afrique du Nord où Internet a été accessible très tôt. Le secteur numérique s’est d’ailleurs considérablement développé depuis et l’État ne cesse de favoriser l’usage des nouvelles technologies. Pour prendre un exemple concret, le Maroc a notamment lancé son réseau 4G sur l’ensemble du territoire à partir de 2015. La rédaction de Mox Internet profite aujourd’hui de l’occasion pour faire un état des lieux du numérique marocain !

Présentation

De nos jours, le Maroc compte plus de 2 millions d’accès Internet et ce chiffre est en hausse continue. Entre 2004 et 2014, le pourcentage d’internautes parmi la population marocain est même passée de 11,61 % à 56,80 % ! Il faut dire que notre pays compte de nombreux cybercafés et reste le pays arabe avec le plus de pages web référencées par le géant américain Google. A titre de comparaison, le domaine .ma compte plus de 42 millions d’occurrences contre seulement 8 millions pour le domaine .eg de l’Égypte pourtant deux fois plus peuplée.

Les sites les plus populaires au Maroc restent Google, Facebook et Youtube, suivis de près par Hespress et ChoufTV. En parallèle, les internautes marocains affectionnent tout particulièrement les sites d’informations, les forums, les sites de rencontre et les médias liés à l’actualité sportive. Durant la crise du coronavirus, la consommation de data mobile a d’ailleurs augmenté de 50 %.

La blogoma

La communauté des blogueurs s’avère très active au Maroc et conserve un ton plutôt libre. On recense environ 30 000 blogueurs à travers le pays et cette communauté est appelée blogoma. Ce terme a été inventé par le blogueur marocain Taher Alami et a ensuite été repris par Othmane Boumaalif, Oussama Miskin et Rachid Jankari, d’autres blogueurs célèbres. Bien souvent, la blogosphère marocaine parvient à mobiliser l’opinion publique sur des questions fondamentales telles que la corruption, les droits des femmes et la situation des homosexuels.

L’impact d’Internet sur la société

L’État a adopté une politique plutôt libérale concernant les sites étrangers et la censure est assez rare, ce qui est une véritable chance pour les Marocains. Internet est ainsi devenu un véritable moyen d’expression, qu’il s’agisse de lutter pour des causes nobles ou de partager ses créations artistiques. De nombreux artistes marocains se sont d’ailleurs révélés sur le web. Les sites d’information commencent également à prendre le dessus sur les médias traditionnels (presse écrite, radio, télévision) notamment auprès des nouvelles générations.

En revanche, les opérateurs marocains ont interdit certaines applications telles que Whatsapp, Skype, Facetime et Viber au motif qu’elles ne passent pas par l’un des exploitants de réseaux publics de télécommunication. Cette décision a d’ailleurs du mal à être digérée par les internautes marocains… D’autres axes d’amélioration méritent également d’être étudiés dans les années à venir, notamment la place d’Internet dans les écoles publiques et le développement de l’accès au numérique dans les coins les plus reculés du Maroc.

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